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Que se passe-t-il dans certains homes privés

Question de Monsieur le Conseiller Xavier DESGAIN

La fermeture de la résidence Massimo à Gosselies nous interpelle tous. Il est en effet particulièrement choquant de découvrir qu’une résidence « accueille » 46 personnes âgées ou en difficulté dans des conditions aussi lamentables et dégradantes et fonctionne ainsi depuis un certain temps dans notre bonne ville. Le fait qu’aucun des services communaux n’aient capté à un moment où l’autre qu’il y avait un réel problème dans cette institution pose question. A ce propos, Monsieur l’échevin peut-il me faire savoir si ses services, ou d’autres services comme celui des pompiers ou du CPAS ont eu à connaître d’éléments qui auraient du les inquiéter ? Lorsqu’un service communal se rend dans une institution de ce type, existe-t-il une procédure permettant de faire savoir à vos services qu’il y a un risque de situation problématique, de non-respect des personnes ou de maltraitance ? Existe-t-il par ailleurs une procédure pour s’assurer que de telles institutions, qui accueillent parfois des personnes sortant des services de l’ISPPC ou qui sont aidées par les services sociaux, respectent la législation et les règles élémentaires de respect des personnes ?

Réponse de Monsieur le Bourgmestre en titre Paul Magnette et Madame l’Echevine déléguée Françoise Daspremont

Tout comme vous nous avons été horrifiés par les conditions d’accueil, d’hébergement et de soins dans lesquelles ont vécu ces personnes au sein de la résidence Massimo.
Vous avez du reste raison d’insister sur le caractère fragile de ces personnes, lié à leur état psychique et physique aussi.

Vous le savez également, la Région est compétente en matière de contrôle des MR/ MRS contrairement à l’autorité locale qui dispose néanmoins de quelques leviers.
Cependant, et même si cela pèse peu face à la détresse des personnes concernées, en l’absence de plaintes portées à notre connaissance, rien ne nous autorisait à effectuer des contrôles « surprises », c’est-à-dire sans l’accord des gestionnaires de cette résidence.
Or, dès que le Parquet nous a informé de l’enquête en cours tout en exigeant de nous, légitimement du reste, la discrétion absolue sous peine de la faire échouer, nous avons suspendu tous les contrôles relatifs aux règlements communaux.

L’opération de démantèlement de cette résidence par des personnes peu scrupuleuses de la dignité humaine a été menée dans un esprit de collaboration rarement atteint.
Les services de la police judiciaire, de la police locale, du CPAS de Charleroi, de la Sambrienne, de la Ville de Charleroi et je pense surtout à la mobilisation du dispositif du PLANU ont travaillé sans relâche, avec un dévouement et un professionnalisme qui forcent l’admiration, pour extraire ces personnes de leur chambres minables, les réconforter, les écouter et les orienter qui vers les hôpitaux de l’entité, vers des MR ( maison de repos) ou MRS ( maison de repos et de soins) ou dans un logement provisoire de la Sambrienne.
Ce travail de prise en charge n’est d’ailleurs pas terminé, loin de là.

Nous devons collectivement tirer les enseignements de cette affaire, c’est pourquoi nous mettons en place en ce moment une plateforme de travail et de réflexion devant déboucher sur une procédure de détection et de suivi plus rapide, rigoureux et efficace d’autres structures non réglementaires qui pourraient exister sur notre territoire.
Car si leur utilité n’est pas remise en cause, nous voulons vérifier , en usant des moyens et des règlements propres à une autorité locale, les conditions dans lesquelles les personnes qui y résident sont accueillies, logées, entourées, respectées, nourries et soignées.


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