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L’intermodalité sera la solution pour remplacer la E420 au sud de Charleroi

Gérer la mobilité au sud de Charleroi est un véritable défi. Comment résoudre la congestion du trafic automobile sur la nationale 5 et les voiries locales et répondre à la fois aux objectifs climatiques que les Nations Unies se sont fixés à Paris en décembre 2015 ? Et Comment créer une infrastructure et un service de transport qui préservent le cadre de vie de tous les riverains concernés ?

Construire de nouvelles routes entrainerait une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Or, les émissions de CO2 actuelles du secteur du transport en Wallonie sont supérieures à la quantité totale de CO2 que nous pourrons encore émettre en 2050. Cette solution est donc difficilement acceptable pour l’avenir. D’autant que la dernière formule autoroutière mise sur la table par le gouvernement wallon étale les nuisances de part et d’autre de la N5 et détruit de belles zones forestières. Autant donc transférer les budgets vers d’autres investissements pour soutenir des solutions plus durables.

Miser massivement sur les transports en commun permettrait de respecter les objectifs climatiques, notamment en développant enfin la ligne de bus en site propre de Charleroi vers le Bultia et en redynamisant la ligne SNCB Charleroi-Couvin. Cela préserverait aussi le caractère rural et tranquille qui fait le charme de la périphérie carolorégienne. Toutefois, cette formule ne suffit pas à elle seule à offrir à tout un chacun une solution satisfaisante à court terme dans les zones moins densément habitées.

La solution viendra de l’intermodalité. Les moyens de télécommunications nous permettrons de gérer aisément l’utilisation combinée entre les transports en commun modernisés et très développés, l’utilisation plus modérée de la voiture, probablement électrique et partagée à l’avenir, et les déplacements doux par la marche et le vélo. De grandes lignes de transports en commun en site propre, rapides, sûrs, efficaces, bon marché, déposeront les voyageurs dans des nœuds de correspondance, où ils pourront prendre une ligne de bus locale, une voiture partagée ou un vélo électrique pour rejoindre leur destination.

Et ramener les marchandises sur le rail et la voie d’eau est aussi essentiel pour préserver le climat. La plateforme multimodale de Chatelet et le citydépôt de Charleroi sont des maillons essentiels de cette nouvelle chaine intermodale de déplacement des marchandises. Ils permettent en effet de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre en limitant le transport routier aux derniers kilomètres à parcourir entre le destinataire final et ces deux infrastructures.

Le sud de l’agglomération carolorégienne se prête très bien à cette vision moderne de la mobilité, combinant facilité de déplacement et respect de la tranquillité et de l’environnement. Alors, allons-y, avec les communes, les habitants, les sociétés de transports en commun et les nouveaux acteurs de la mobilité durable. C’est une très belle opportunité à saisir pour faire entrer la mobilité de plein pied dans le vingt et unième siècle.

  • Xavier Desgain, Conseiller communal

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