Le Vert Pays

Ecolo à Charleroi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Panneaux anti-bruit sur le petit ring de Charleroi

Question de Monsieur le Conseiller Luc PARMENTIER

Cela fait des décennies que les riverains du petit Ring de Charleroi sont en demande de la pose d’écrans anti-bruit devant leur permettre de passer leurs journées et leurs nuits au calme.

A l’heure d’aujourd’hui, les seuls panneaux protégeant les habitations sont situés à l’arrière de la rue Spinois permettant aux fonctionnaires du SPW « DGO1-42-12 :District de Charleroi de la Direction des routes de Charleroi » de travailler au calme !

Depuis peu, les bucherons sont entrés en action et les arbres situés le long du R9 sont abattus.

Cette mise à blanc « illégale » vient d’enlever le dernier rempart végétal acoustique des riverains qui ont vu leur niveau sonore augmenter de plusieurs décibels alors que cette voirie régionale est l’une des plus fréquentées de Wallonie !

Madame l’Echevine pourrait-elle me faire connaître les actions mises en place par votre majorité pour sensibiliser la région Wallonne à cette atteinte à la santé des carolos ?

Depuis 1990, les riverains du R9 demandent simplement de pouvoir vivre dans un environnement « normal » avec un niveau sonore acceptable.
Ces riverains sont-ils des wallons ou des carolos de seconde zone ?

Faudra-t-il 30 ans pour que ce rêve devienne réalité ?

Les niveaux sonores élevés entraînent une altération du système auditif qui est peu adapté à les supporter durant de longues périodes. Il s’agit principalement de la dégradation d’une partie des cellules ciliées de l’oreille interne, cellules fragiles, peu nombreuses et ne se renouvelant pas, ce qui entraîne une perte irrémédiable de l’audition.

Il est estimé que des troubles auditifs peuvent être observés suite à une exposition de plusieurs années à un niveau de 85 dB (voie criée, rue animée à fort trafic). Plus le niveau sonore est élevé, plus le risque est grand et la dégradation rapide. Une exposition à un niveau proche de 100 dB (discothèques, concerts, baladeurs à forte puissance) est ainsi susceptible d’entraîner des symptômes persistants et irréversibles : une baisse sensible de l’audition, des acouphènes et/ou une hyperacousie, en d’autres termes un traumatisme sonore aigu. Toutefois, ce type d’exposition n’entraîne généralement aucun trouble auditif ou seulement des troubles temporaires, tels que des acouphènes, persistant quelques heures à quelques jours. Cependant, si ces troubles sont sans gravité immédiate, le système auditif subit un vieillissement prématuré, ce qui peut conduire à une surdité précoce.

Parmi les autres effets physiologiques du bruit, un des principaux concerne les perturbations du sommeil avec une difficulté d’endormissement, des troubles du sommeil (niveaux sonores entre 45 et 55 dB) et des éveils au cours de la nuit (niveaux sonores supérieurs à 55 dB). Ces perturbations ont des conséquences importantes, notamment une fatigue notable, une diminution de la vigilance, de l’efficacité au travail ou de l’apprentissage durant l’enfance.

Par ailleurs, le bruit peut avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. A court terme, il peut augmenter la tension artérielle et transitoirement le rythme cardiaque. Certaines études montrent également une augmentation à plus long terme de certaines pathologies (angine de poitrine, hypertension et infarctus du myocarde), mais la relation causale est très incertaine.

La principale plainte concerne la gêne ressentie. Il est difficile de fixer le niveau où commence l’inconfort puisque la perception du bruit est subjective et la tolérance variable d’une personne à l’autre. Il semble que les caractéristiques du bruit (répétitivité, gamme de fréquence, impossibilité de le contrôler, sentiments ressentis à l’égard de la personne ou de l’activité à l’origine du bruit) aient un rôle important dans la gêne. Cette dernière peut avoir un impact sanitaire avec l’apparition de pathologies psychiatriques comme l’anxiété ou la dépression. Par ailleurs, le bruit implique un effort pour la compréhension et des difficultés de concentration, ce qui peut diminuer les performances lors de la réalisation de tâches complexes (travaux intellectuels ou d’apprentissage). Il peut aussi avoir des effets sur les comportements avec une augmentation de l’agressivité et une diminution de l’intérêt à l’égard d’autrui.

Enfin, si la gêne diminue face à une exposition permanente au bruit (“habituation au bruit”), les fonctions physiologiques de l’individu restent affectées, même après une longue période d’exposition. De plus, la population francilienne est le plus souvent exposée simultanément ou successivement à différentes sources de bruit (circulation routière, voisinage, trafic aérien…) et les effets de cette multiexposition demeurent encore mal connus.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un niveau de bruit ambiant inférieur à 35 décibels (dB), pour un repos nocturne convenable. Le seuil de danger acoustique est fixé à 90 dB. Au-delà de 105 dB, des pertes irréparables de l’audition peuvent se produire. Le seuil de douleur acoustique est fixé à 120 dB. Au-delà, le bruit devient intolérable, provoquant d’extrêmes douleurs et des pertes d’audition…

Réponse de Monsieur le Bourgmestre en titre Paul Magnette et Madame l’Echevine déléguée Françoise Daspremont

Régulièrement interpellée par nos concitoyens concernant cette problématique, j’ai entrepris diverses démarches vis-à-vis de la Direction générale des Routes et Bâtiments du service public de Wallonie.

Déjà en 2014, j’envoyais un courrier la Direction des routes de Charleroi pour solliciter le placement de murs anti-bruit sur l’A54 à hauteur de Gosselies.

La réponse faisait état du lancement d’un plan stratégique de lutte contre les nuisances sonores.

Sans nouvelles depuis, mes collaborateurs et moi avons régulièrement abordé ce sujet lors de nos réunions régulières avec les services de la DGO1.

Récemment encore, en décembre 2016, la DGO1 me confirmait qu’un inventaire complet devait encore être finalisé et que sur cette base, les investissements pourront être analysés et planifiés.

Nous sommes donc toujours dans l’attente de ce dernier. J’ai d’ailleurs profité de votre question pour réinterpeller la DGO1 à ce sujet.

Par ailleurs, renseignements pris auprès de mon collègue en charge des voiries, il s’avère que les seules démarches entreprises l’ont été par mon cabinet et détaillées ci-avant. Aucune autre démarche spécifique à l’attention des autorités régionales, en particulier le ministre des travaux publics, compétent en la matière, n’a été entamée.

En espérant vous avoir été agréable,


Les commentaires sont fermés


aucune annexe



À voir également

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Annoncer la Couleur : appel à projets 2017-2018

Question de Monsieur le Conseiller Luc PARMENTIER Le ministre de la Coopération au Développement...

Lire la suite

Salle du Conseil - © J-M/ Hoornaert

Education affective et sexuelle

Question de Monsieur le Conseiller Luc PARMENTIER L’éducation affective et sexuelle est une...

Lire la suite