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Education affective et sexuelle

Question de Monsieur le Conseiller Luc PARMENTIER

L’éducation affective et sexuelle est une obligation légale depuis 2012 mais la plupart du temps le cours n’est pas généralisé et son concept demeure flou.

Sylvie Lausberg, directrice de la cellule étude et stratégie au Centre d’action laïque (CAL) signalait qu’à l’école primaire, ça se limitait, quand c’est le cas, majoritairement aux élèves de sixième année et en secondaire, ça se résumait aux classes de deuxième année, parfois de troisième la plupart du temps à “dose homéopathique”.
C’est-à-dire deux séances Evras (” éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle “) réparties sur toute la scolarité.
Les élèves des établissements techniques et professionnels, pour un tiers d’entre eux, passeraient au travers.
En 2014-2015, un élève sur cinq n’avait jamais suivi de module Evras.

Dans une société hypersexualisée, où les jeunes ont accès aux images les plus trash, une telle proportion interpelle. ” Par défaut, ils se tournent vers Internet, les réseaux sociaux, le porno pour trouver les réponses à leurs questions.

10 points d’appui à la généralisation de l’EVRAS ont été créés au sein des Centres locaux de promotion de la santé à Bruxelles, Wavre, Liège, Huy, Verviers, Namur, Charleroi, Marloie, La Louvière et Tournai.

Ce dispositif a été mis en place pour soutenir les écoles dans l’élaboration de leur projet, les outiller et faciliter les partenariats avec les acteurs associatifs (en particulier avec les centres de planning familial et les associations de promotion de la santé).

Les points d’appui réalisent un état des lieux périodique des ressources EVRAS et des besoins des écoles secondaires. Ils mettent à disposition des acteurs locaux et des écoles les outils pédagogiques et méthodologiques (campagnes, répertoires, promotion des formations et des animations, etc.).
Ils sensibilisent et encouragent les écoles secondaires dans la mise en œuvre de l’EVRAS et soutiennent la concertation des acteurs.

Madame l’Echevine pourrait-elle me faire connaître les modalités pratiques des cours d’éducation affective et sexuelle dans notre réseau communal ainsi que les synergies mises en place dans ce cadre avec les centres de planning familial et les associations de promotion de la santé ?

Des expériences « pilote » ont-elles été menées ?

Réponse de Madame l’Echevine Julie PATTE

L’équipe d’animatrices du service d’Éducation et de Tutelle Sanitaire effectue des animations d’éducation affective et sexuelle de façon systématique depuis 1985. Ce qui était à l’époque inédit.

Ses actions concernaient et concernent toujours les écoles primaires et secondaires communales de Charleroi.
Tous les élèves de 6ème année de primaire participent systématiquement à 10h d’animation réparties sur 4 séances qui abordent les représentations de la santé, la confiance et l’estime de soi, la communication et l’éducation affective et sexuelle. Celle-ci évoque les questions fondamentales que sont amour, puberté, adolescence, grossesse, accouchement, contraception, IST-sida, premier rapport sexuel,…

Dans le secondaire, les élèves de 2ème année (technique, professionnelle), après avoir pu bénéficier systématiquement de l’animation EVRAS (l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) se rendent au centre de planning familial le plus proche de l’école afin de connaître les missions de celui-ci L’objectif est d’amener le jeune à se recourir plus facilement au planning familial lorsqu’il en éprouve le besoin.

Pour les autres niveaux d’enseignement en secondaire, les animations sont proposées aux choix des élèves et de leurs professeurs. Cette année par exemple: les thèmes abordés sont la santé, le corps, l’estime de soi, la puberté, la communication, l’amour, la première fois, le respect, la jalousie, le chagrin d’amour, l’hypersexualité, l’intimité, la sexualité, les dangers des réseaux sociaux, le harcèlement scolaire…

Ces animations sont réalisées par l’équipe de la Tutelle sanitaire et pour certaines en collaboration avec les plannings familiaux de la région de Charleroi (inforfamille, FPS, la Bulle et le Terril).

Le service d’Education et de Tutelle sanitaire participe aux réunions organisées par le point d’appui ou CLPS de Charleroi, ainsi que celles du centre sida-IST de Charleroi.

Une collaboration existe également depuis 3 ans avec le Service de Promotion de la Santé du Centre de santé mentale de Gosselies (CPAS) sur le thème de l’estime de soi que la Tutelle sanitaire aborde avec les élèves du primaire et du secondaire (accompagnement et outils).

Le Service de Tutelle Sanitaire participe depuis de nombreuses années à des projets pilotes dans le domaine de la sexualité de la santé : éducation affective par les pairs, projet européen d’école en santé,….

Ce service a également collaboré à l’organisation d’une semaine d’activités, exposition et débats sur le thème de l’hypersexualisation des jeunes en collaboration avec la Division prévention des quartiers de 2012 à 2014.


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