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Ecolo à Charleroi

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Salles de consommation à moindre risques – Résultat de l’étude de faisabilité

Aujourd’hui, plus aucune ville n’est épargnée par le phénomène croissant de consommation problématique de drogue qui entraine de sérieux risques et nuisances en matière de santé publique et de sécurité.

A Charleroi, quotidiennement des consommateurs de drogues utilisent des espaces privés et publics pour se shooter dans des conditions sanitaires et de sécurité inacceptables créant des situations à risques pour eux-mêmes et pour autrui. Ces comportements en public donnent un spectacle choquant sans parler des déchets laissés sur place comme des seringues usagées, du sang, … Face à ces situations, des agences bancaires par exemple ont renoncé à laisser ouvert l’accès à leurs guichets intérieurs en dehors des heures de bureaux pour éviter ces nuisances quotidiennes.

Dans une interview, le bourgmestre de Liège s’est exprimé sur cette problématique en ces termes : je le cite « Les scènes de consommation de drogue sur le territoire public créent de la détresse, d’abord chez les toxicomanes eux- mêmes puis auprès des citoyens qui m’interpellent à ce sujet parce qu’ils ne veulent plus voir cela mais ils disent aussi qu’il faut traiter ces personnes dignement. Détresse aussi des travailleurs sociaux et des policiers qui sont désormais démunis ». Fin de citation.
A Charleroi, nous sommes aussi confrontés à ces problématiques et préoccupations qui nécessitent urgemment des réponses adaptées.

Des solutions existent pourtant et ont déjà été expérimentées ailleurs. En effet, une quarantaine de villes européennes se sont dotées de salles de consommation où des toxicomanes avérés qui ne se sont pas encore engagés dans un processus de sevrage, sont autorisés à consommer leurs drogues dans de bonnes conditions d’hygiène grâce à la distribution de matériel d’injection propre, tout cela sous la surveillance d’un personnel qualifié et sans craindre d’être arrêtés par la police. Selon des rapports européens, ces salles ont atteint leurs objectifs de réduire le taux de morbidité et les risques de mortalités, ainsi que les nuisances engendrées par la consommation de drogue en public. Elles parviennent à créer les conditions pour établir un contact avec des toxicomanes très difficiles à accrocher et leur proposer l’accès à des soins de santé primaires indispensables et aux services sociaux.

A Vancouver par exemple, après un an d’expérimentation d’une salle de consommation, il a été constaté une augmentation de 30 % des demandes de sevrage.

La Belgique est à la traine. A la demande de la Politique Scientifique Fédérale (BELSPO), l’Université de Gent et l’Université Catholique de Louvain ont réalisé une étude de faisabilité des salles de consommation à moindre risques en Belgique. Le résultat de cette étude vient d’être présenté et s’avère favorable.

Le 29 janvier dernier, le Conseil communal de Liège s’est prononcé à l’unanimité en faveur de l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risques sur son territoire afin de réduire les nuisances engendrées par la toxicomanie de rue.
Depuis le bourgmestre liégeois a rencontré les magistrats de sa Cité qui se disent convaincus de l’intérêt d’une telle salle. Il a rencontré également la ministre wallonne de la Santé Alda GREOLI, les bourgmestres concernés par l’étude de Belspo et s’entretiendra prochainement avec la ministre fédérale Maggie DE BLOCK.

Dans nos diverses interventions, le groupe ECOLO a toujours soutenu la solution de salles de consommation pour réduire les risques et les effets nuisibles pour les usagers de drogue, les familles et l’environnement.

Compte tenu de ces éléments et des enjeux pour notre ville, pouvez-vous nous dire où en sont vos positions, réflexions et intentions sur la question des salles de consommation ?

Avez-vous eu des contacts avec la Ville de Liège et qu’en est-il ressorti ?

Est-ce que vous vous inscrivez dans la dynamique initiée par Liège ? Dans l’affirmative, quelle est votre méthodologie ?

Dans la négative, quelles sont les motivations ?

Je vous remercie de votre attention.

  • Malika EL BOUREZGUI, Conseillère communale Groupe ECOLO


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