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Analyses de l’air autour de l’entreprise KEYSER

Madame l’Echevine,

L’ISSEP a effectué des analyses de l’air 1 autour de l’entreprise Keyser de Courcelles.

Elle a établi une comparaison avec un réseau de jauges dans la région de Charleroi, elles sont situées tout autour de la ville, et certaines en zone industrielle, mais elle vérifie si l’une ou l’autre serait située à proximité d’une entreprise de même activité que KEYSER pour affiner la comparaison.

Le problème étant qu’il n’existe pas de norme de retombées atmosphériques en Belgique. L’ISSEP se réfère donc à la norme allemande TA-luft 2002.

Comme vous pouvez le voir, les résultats moyens des 4 jauges KEYSER sont classées en 3 catégories: valeurs faibles, élevées et très élevées - par comparaison aux valeurs moyennes des jauges de Charleroi.
Les analyses montrent des résultats “similaires” au groupe de jauges de Charleroi dans certains cas, mais parfois supérieurs ou très supérieurs pour certains éléments (cadmium, nickel, plomb, Zinc, …) et pour certaines jauges.

Les dépassement les plus marquants sont situés sur les jauges 3 et 4, c’est à dire celle situées de l’autre coté du canal, coté Gosselies.
Ces résultats, s’ils montrent la présence de retombées de métaux lourds, ne permettent à ce stade de conclure à un risque pour la santé.
Pour cela des mesures complémentaires vont être menées.
Une seconde phase verra donc la mise en place de 3 appareils de mesures de présence de micro-particules inhalables (PM10) et d’un appareil de mesure des HAP (hydrocarbures volatils).

Ce n’est qu’après cette seconde série de mesures que des conclusions “pertinentes” pourront être données sur les risque réels pour la santé.
Cela prendra encore six mois à un an.

Il n’empêche que des métaux lourds sont bel et bien présents dans les retombées tout autour de l’entreprise.
Et même si a ce stade on ne peux pas être sûr que ces particules risquent d’être “respirées”, elles retombent sur le sol et le polluent.
Se pose la question des risques pour ceux qui cultivent un potager que ces métaux lourds se retrouvent dans les légumes. Les toxicologues ne se prononcent pas mais ne l’excluent pas.
Il semble qu’il n’y ai pas beaucoup de donnée sur l’absorption des métaux lourds par les végétaux.
Par ailleurs, la toxicité dépendra de plusieurs facteurs: l’endroit, la fréquence de consommation, l’utilisation ou non d’engrais ou de pesticides, …

Madame l’Echevine pourrait-elle me faire connaître les recommandations que comptent prendre la majorité afin de diminuer les risques notamment sur les cultures maraichères ou la présence d’animaux (vaches, ovins, équidés, etc…) dans des prairies potentiellement contaminées ?

L’étude d’IGRETEC sur la mise à disposition de terrain proche du Pircha à destination des gens du voyage a-t-elle pris en compte ce risque potentiel ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame l’Échevine, mes carolorégiennes et écologiques salutations.

  • Luc Parmentier, Conseiller communal

1 https://drive.google.com/open?id=0B6dHW6-TgYdoX25GcGMzR3JhY1BZd1pyd0d2dk9FUnFPdHBr


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