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Bientôt un Maire ou un Conseil de nuit à Charleroi ?

Question posée par Monsieur le Conseiller Luc PARMENTIER

Une fois la nuit tombée, en ville, les commerces ferment et laissent place aux bars et aux boîtes dans lesquels certains feront la fête jusqu’au bout de la nuit.
Cette vie nocturne représente un véritable attrait touristique et économique.
Pour développer ce capital, certaines villes comme Amsterdam ont élu des «maires de nuit». Leur mission?
Agir sur tous les problèmes liés à la vie nocturne.

Dès 2003, la capitale hollandaise a joué les précurseurs.
Actuellement, c’est Mirik Milan, un ancien promoteur de boite de nuit, qui occupe la fonction. Il a été choisi par votes en ligne.
À Amsterdam, la création de ce nouveau poste a débouché sur des réelles avancées, notamment en matière de «bruit». Le prolongement des horaires des établissements nocturnes a réduit les perturbations dans les rues.
Chaque club est libre de fixer ses propres horaires. Les soirées, plus longues, peuvent rapporter plus et les sorties sont échelonnées tout au long de la nuit, limitant le tapage nocturne.

Pour garantir la sécurité et le respect des riverains, Amsterdam a également mis en place une «patrouille» de dix volontaires –«qui ne sont ni la police ni la sécurité»– présente dans les zones où l’activité nocturne est forte, pour anticiper et résoudre les problèmes.
Ils expliquent notamment aux fêtards les règles à respecter pour ne pas gêner les riverains.

Ces deux mesures ont permis à Amsterdam de pacifier et de développer sa vie nocturne.

Le modèle d’Amsterdam a d’ailleurs tellement bien fonctionné que d’autres villes ont décidé d’élire un maire de nuit, comme Paris ou Toulouse notamment.

La ville de Mannheim est la première ville allemande à se doter d’un « maire de nuit ». Sa mission est d’être un médiateur entre les fêtards, les exploitants de bars et les riverains pour un meilleur vivre-ensemble.

En Belgique, Liège disposera bientôt de son Conseil de la nuit, un relai entre les autorités liégeoises et les acteurs de la nuit, une instance regroupant des élus, des acteurs du monde associatif et culturel et des représentants des forces de l’ordre.
L’idée est de réfléchir sur la résolution de problème en général mais aussi lors de cas particuliers, comme le Marché de Noël en fin d’année.
Le concept de Conseil de la nuit existe déjà dans d’autres villes, telles que Paris, Barcelone et Berlin.

La fête fait partie de l’ADN de notre ville, nous avons des citoyens nocturnes et il faut travailler en amont sur comment construire du vivre-ensemble, comment permettre aux citoyens de faire la fête pendant la nuit en réduisant les nuisances pour les autres.

Monsieur le Bourgmestre pourrait-il me faire connaître la position de la majorité sur la mise en place d’un « maire de nuit » ou d’un « conseil de la nuit » à Charleroi ?

Réponse de Monsieur le Bourgmestre Paul MAGNETTE

Monsieur le Conseiller,

Permettez-moi tout d’abord de réagir à l’appellation « Maire de nuit » qui laisserait à supposer que le Bourgmestre cède, une fois la nuit tombée, ses prérogatives à un autre individu. Il n’en est bien entendu rien et le Bourgmestre régulièrement élu exerce ses prérogatives, notamment en matière de sécurité et salubrité publique, à tout heure du jour et de la nuit, 24H/24 et 7 jours/7. Il n’y a qu’en cas d’absence (y compris durant le WE) qu’il délègue ses compétences à un de ces collègues échevin.

Pacifier, développer et fédérer les énergies durant la nuit est une piste intéressante qui a été développée par d’autres cités qu’Amsterdam. Selon les lieux, la nature des problématiques et la sensibilité de l’équipe dirigeante en place, la fonction prend plusieurs formes (une personnalité active du monde de la nuit, un membre de l’exécutif désigné à cette fin, un membre de l’administration servant de relais, …).

La mise en place éventuelle d’une telle initiative à Charleroi devrait préalablement faire un bilan détaillé des diverses initiatives qui ont été menées dans ces différentes villes afin d’identifier les vecteurs de succès, les freins, les difficultés et les conditions de réussite. Sur cette base, une initiative pourrait – pourquoi pas – être menée à Charleroi.

La question ne relève pas de l’actuelle équipe dirigeante – en partance – mais relève du prochain Collège qui pourra se saisir politiquement de cette question dès sa mise en place si elle le souhaite.

En espérant vous avoir été agréable,


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